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C’est une œuvre emblématique de la télévision danoise que j’ai choisi d’évoquer cette semaine. Je viens de terminer le visionnage de l’intégralité des épisodes de Matador, au nombre de 24 (répartis en 4 saisons de 6 épisodes chacune). C’est une excellente série, justement renommée, d’une telle richesse scénaristique qu’il est impossible d’en faire le tour dans un simple article. Matador, diffusée initialement par la chaîne DR (Danmarks Radio), s’adresse à un public patient, plus intéressé par le développement psychologique des personnages que par l’accumulation des scènes d’action. L’action se situe entre 1929 et 1947, dans la ville imaginaire de Korsbæk, où on suit la vie de citoyens de toutes  classes sociales et plus particulièrement deux familles rivales d’entrepreneurs, les Skjern et les Varnæs. Le pitch est classique, mais la série se distingue par son attachement à décrire les détails du quotidien des protagonistes, révélant par ce biais l’évolution des mentalités, et par son refus du mélodrame et du sensationnalisme. Consacrant de nombreuses scènes aux activités de la domesticité, elle est en cela influencée par des productions anglaises antérieures comme Upstairs, Downstairs ou The Duchess of Duke Street, mais s’avère plus ambitieuse, abordant un éventail de thématiques bien plus large.

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La durée des épisodes est variable, entre 50 minutes et près d’1h30, évitant ainsi un formatage télévisuel artificiel, même s’il y a parfois quelques longueurs. La série doit beaucoup à son réalisateur, Erik Balling, perfectionniste dans sa direction d’acteurs, ainsi qu’à la créatrice du programme et scénariste principale, Lise Nørgaard, expérimentée et faisant preuve d’une grande maîtrise d’écriture. Elle avait la particularité d’attribuer de préférence aux comédiens des rôles dont la personnalité se situe à l’opposé de la leur. L’une des forces de Matador est d’ailleurs la qualité du casting, très homogène.

Autre bon point: les personnages ne sont pas statiques, ils évoluent au fil des saisons, dévoilant des aspects inattendus de leur caractère. L’un d’eux illustre bien cela: Mads Skjern, le self-made-man originaire du Jutland (joué par Jørgen Buckhøj). Dans les premiers épisodes, il a un rôle central, c’est lui qui introduit le téléspectateur dans le microcosme de Korsbæk. Modeste représentant en produits textiles, il débarque dans cette ville avec son fils Daniel et reçoit un accueil méprisant de la part des membres de la bourgeoisie:il est éconduit sèchement par le drapier Albert Arnesen, tandis que le banquier Hans Christian Varnæs (Holger Juul Hansen) refuse catégoriquement de lui accorder un prêt. Mads se sent humilié et, plus tard, lorsqu’il implantera ses activités commerciales à Korsbæk, il les poursuivra d’une rancune tenace, cherchant à s’enrichir à leurs dépens.

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Mads est un individu complexe. Dans la première saison, il incarne une certaine modernité. Il crée une boutique de prêt-à-porter pour concurrencer le drapier local (dont les bénéfices déclinants finiront par le conduire au suicide) et suit les dernières tendances de la mode vestimentaire. Il met en place un établissement bancaire proposant des services plus avantageux pour ses clients que ceux de la banque qui a pignon sur rue depuis des décennies. S’il semble guidé par un fort ressentiment envers ses rivaux, c’est surtout un homme d’affaires avisé et pragmatique. Ainsi, lorsque la guerre éclate, son premier réflexe est de commander quantité de draps noirs pour confectionner les rideaux préconisés par la défense passive lors du blackout.

Mais Mads révèle peu à peu son côté obscur. Businessman capable de faire fi de tous scrupules pour parvenir à ses fins, il recourt à des malversations, comme la fraude fiscale, la corruption (il achète la bienveillance du maire en lui offrant la réalisation de son portrait par un fameux peintre, flattant ainsi son égo), l’intimidation. Il a le bras long, obtenant la démission d’un enseignant trop sévère avec ses enfants, contre la fourniture à prix avantageux d’uniformes pour l’établissement scolaire. Il devient autoritaire avec sa famille, rejetant son fils qui refuse de prendre sa succession, préférant le métier de styliste de mode et qui, de plus, s’avère homosexuel. Sa fille, la seule à lui tenir tête, le cerne bien: il est devenu vieux jeu et psychorigide. Mads apparait de moins en moins sympathique à mesure que la série avance.

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Il reste cependant très attaché à son épouse Ingeborg (Ghita Nørby), fille du porcher Oluf Larsen. Lorsque celle-ci menace de le quitter, il sombre dans une brusque dépression. Femme douce et intelligente, compréhensive envers sa progéniture, elle a divorcé (avant de rencontrer Mads) d’un homme à la moralité douteuse, qui a fait un long séjour en prison avant de réapparaitre à Korsbæk pendant la guerre en qualité d’officier nazi. Ingeborg reste au second plan mais les conseils qu’elle prodigue à son époux son toujours avisés. Son père Oluf (Buster Larsen) est un paysan jovial au teint vultueux, très généreux et bon camarade. C’est lui qui aide financièrement Mads lors de son installation, lui mettant le pied à l’étrier. Il aime picoler avec ses amis au café du chemin de fer, discutant avec eux de l’actualité politique (un rituel dans chaque épisode). Il se moque volontiers des hommes à poigne qui sévissent à l’époque: dans ses latrines, il colle sur les murs les photos de Staline, Mussolini, Frits Clausen (le leader du parti nazi danois) et même Hitler (dont le portrait figure sur le siège des toilettes, ce qui lui occasionnera des ennuis lors de l’occupation allemande). C’est l’un des comiques de la série, tout comme son ami Frede (Benny Hansen), peintre corpulent et incorrigible maladroit.

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Le jeune frère de Mads, Kristen (Jesper Langberg), dirige la banque tenue par les Skjern. Loyal, foncièrement honnête, il se dévoue pour son frère, allant même jusqu’à épouser une femme qu’il n’aime pas et dont il réprouve le mode de vie dissolu, mais apparentée à la dynastie Varnæs, pour favoriser la bonne entente entre les deux familles et, partant, les affaires de Mads. Kristen est conscient dès le début des années 30 de la menace que font planer les nazis sur l’Europe, il approuve l’analyse pessimiste mais prémonitoire faite par le politicien Hartvig Frisch dans son essai Pest over Europa. En plus d’avoir une conscience politique aiguë, c’est un homme sensible et sentimental: il est amoureux  d’Elisabeth, la sœur de l’épouse du banquier Hans Christian, mais leur union est impossible du fait de la rivalité entre les deux familles. Kristen est écartelé entre le désir de partir à Copenhague avec Elisabeth et la nécessité de rester sur place pour épauler Mads.

Évoquons Elisabeth, un des personnages les plus attachants, joué par Helle Virkner. Sa personnalité se situe à l’opposé de celle de sa sœur Maude. Elle est indépendante, affiche des opinions progressistes (elle soutient le droit à l’avortement, en accord avec l’opinion du médecin danois Jonathan Leunbach, dont les vues étaient très controversées à l’époque). C’est une pianiste accomplie, elle se produit en concert. Durant la guerre, elle révèle devant ses proches un antinazisme farouche et participe activement à un réseau de résistance civile. Elle est franche et se moque du qu’en-dira-t-on.

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Maude, la sœur d’ Elisabeth (incarnée par Malene Schwartz), contraste avec elle en tous points: c’est une femme de la bonne société, craintive et soucieuse du respect des conventions, une artiste contrariée (elle a la velléité de devenir artiste peintre, mais manque de la créativité et de l’imagination nécessaire pour produire des œuvres dignes d’intérêt). C’est une parfaite hôtesse de maison, serviable et attentionnée. Elle veut avant tout éviter tout conflit susceptible de perturber sa vie tranquille de grande bourgeoise. Maude, initialement opposée à tout rapprochement avec les Skjern (elle s’offusque lorsque ses enfants fraternisent avec les rejetons d’Ingeborg), évolue au cours de la série, finissant par se lier d’amitié avec eux après un fait marquant survenu pendant la guerre: Stein, un employé de la banque d’Hans Christian, de confession juive, ayant subi les persécutions des nazis, a dû prendre la fuite et se réfugier dans une propriété d’Oluf le porcher. Maude l’y conduit au volant de la bétaillère du paysan et sera ensuite éternellement reconnaissante envers la famille d’Ingeborg pour cette aide précieuse. Malgré son côté prout-prout, c’est une femme attachante et à la faiblesse touchante.

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Le frère du banquier, Jørgen Varnæs (Bent Mejding) est dépeint moins positivement. Alcoolique, infidèle, ce juriste qui vit au dessus de ses moyens est aussi un travailleur bien peu consciencieux. Mads l’embauche, mais la collaboration entre les deux hommes est houleuse. Jørgen, manquant d’assiduité et de sérieux, rétrograde peu à peu dans la hiérarchie de l’entreprise. Un personnage ridicule, tout comme certains amis du couple Varnæs. Outre le colonel Hackel, un militaire pète-sec et conservateur qui se désole de voir sa fille Vicki épouser un gauchiste (adversaire de longue date du général Prior, il est victime d’une attaque fatale en découvrant sa nomination au commandement des forces armées danoises en 1939), citons la doyenne de Korsbæk, Fernando Møhge (Karen Berg).

Sourde comme un pot, affublée d’un imposant cornet, elle circule en chaise roulante bien qu’elle soit capable de marcher. Elle est proche de la sénilité et ses excentricités font l’objet de quelques scènes comiques: une fête est organisée pour fêter son centième anniversaire, mais on apprend à cette occasion qu’elle n’a en réalité que 90 ans (une information causant un désarroi général lorsqu’un télégramme de congratulation du roi est reçu); lors de la guerre, elle demande à Hans Christian de planquer son argent dans son jardin et constitue des réserves de nourriture; elle meurt d’une attaque après une altercation dans la rue avec un soldat allemand (et a droit ensuite à la mention solennelle « morte au combat » sur sa plaque commémorative).

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Après la mort de la doyenne Møhge, sa fille Misse tient une place plus importante dans l’intrigue. Jouée par Karin Nellemose, c’est une femme pour le moins étrange. Elle a vécu au service de sa mère qui la tyrannisait et est restée chaste. Elle a peur des hommes et a l’impression qu’ils en veulent tous à sa vertu. Elle bascule progressivement dans la folie, avec des conséquences désastreuses pour l’homme qu’elle épouse tardivement et qui se substitue en quelque sorte à sa mère comme objet de sa soumission.

Un autre personnage pathétique est Viggo Skjold-Hansen, un businessman intriguant et impétueux qui s’associe à Hans Christian et s’acharne à tenter de nuire à Mads Skjern. Viggo est obnubilé par l’appât du gain et réalise d’importants profits pendant la guerre en logeant des allemands dans ses propriétés immobilières, avant de subir la vindicte du peuple à la libération, accusé d’avoir collaboré avec l’ennemi (alors qu’il voulait juste faire des affaires, sans se soucier de politique). Citons enfin, dans le cercle des Varnæs, un peintre mondain, Ernst Nyborg, un parvenu infatué doublé d’un séducteur aux mœurs légères. Ce sont bien les personnages secondaires qui sont en général dépeints négativement dans la série, à l’exception notable de Hans Christian qui est présenté comme un pleutre et un hypocrite (il oblige sa maîtresse à avorter alors que publiquement il est contre cette pratique), aussi impitoyable en affaires qu’emprunté dans sa vie privée.

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Une chose que Matador réussit particulièrement, c’est de nous faire partager la vie des serviteurs de la famille Varnæs. Chaque épisode présente des scènes tournées dans la cuisine, où officie un cordon bleu hors pair, Laura Sørensen (Elin Reimar). En poste depuis longtemps, c’est une employée irremplaçable et la confidente de la maisonnée. Elle a conscience d’appartenir à un milieu modeste et refuse tout mélange entre classes sociales. Le seizième épisode lui est largement consacré, lorsqu’elle se rend à Copenhague pour recevoir une médaille (décernée pour loyaux services) de la main de la princesse Caroline-Mathilde du Danemark. On sent bien la gêne mêlée de fierté qu’elle éprouve à cette occasion (elle refuse même un billet de train en première classe qui lui était offert). Considérant que cet honneur ne lui était dans le fond pas dû, elle abandonne sa médaille sur une tête de cochon déposée sur la table de cuisine. Laura est le protagoniste le plus constant de la série, elle est la gardienne immuable des traditions domestiques.

Par contre, une autre servante évolue grandement au fil des épisodes: Agnes Jensen (Kirsten Olesen), une fille au caractère bien trempé. Elle passe de simple bonne à tout faire à entrepreneuse, partenaire en affaires de Mads. Elle prend peu à peu conscience de ses capacités et quitte la domesticité pour se mettre à son compte, fabriquant des objets artisanaux (comme des plats décorés) très prisés. Mais alors que son business devient florissant, ses relations avec son époux se détériorent.

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Le mari d’Agnes, Lauritz (Kurt Ravn), surnommé Red, est un cheminot qui a des opinions politiques très tranchées. Il s’engage au parti communiste et néglige bientôt sa famille pour se consacrer à plein temps au militantisme. Oubliant de s’occuper de son fils en bas âge,  il est montré du doigt lorsque ce dernier meurt noyé après avoir été laissé sans surveillance. Le torchon brûle entre lui et Agnes, d’autant plus que celle-ci s’éloigne de lui sur le plan idéologique. Lauritz suit la ligne très à gauche du député Aksel Larsen, participant à des manifestations contre le premier ministre social-démocrate Thorvald Stauning. Il manque de se rendre en Espagne pour lutter contre le franquisme et doit finalement vivre clandestinement (avant de s’exiler) pendant la guerre. Il n’est pas dépeint très positivement dans la série, plutôt comme un idéaliste dogmatique, au contraire de l’ami allemand qu’il héberge, Herbert Schmidt (Paul Hüttel).

Herbert est un intellectuel humaniste, un poète et dramaturge qui a fui le nazisme. Sa bonté se manifeste lorsqu’il offre une poussette à Agnes, enceinte de son premier enfant, alors qu’il est endetté jusqu’au cou (à l’époque, les immigrés tels que lui devaient verser une somme rondelette chaque mois aux autorités danoises) et qu’il se fait prêter de l’argent par Oluf Larsen. L’exil en Suède lui permettra pendant la guerre de s’affranchir de la censure et de poursuivre ses activités littéraires et théâtrales. Le personnage est intéressant, mais reste hélas bien discret au long de la série.

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La deuxième guerre mondiale fait l’objet d’un traitement particulier dans Matador. Avant l’invasion allemande, les habitants de Korsbæk assistent à des défilés martiaux de partisans du nazisme dans les rues mais semblent n’y attacher que peu d’importance, s’en moquant gentiment. A partir du printemps 1940, lorsque les nazis ont fait irruption, la plupart continuent de vaquer à leurs occupations, en menant une vie la plus normale possible. Il y a bien des résistants, mais ce sont des individus ordinaires, peu enclins à des actes héroïques, à l’instar du médecin de famille des Varnæs, le docteur Hansen, violoncelliste à ses heures et ami intime d’Elisabeth. Hansen s’attèle avec dévouement à ses activités clandestines, mais vit dans la peur d’être pris.

Dans la série, la présence des troupes allemandes est discrète, reste en toile de fond. Nulle violence n’est montrée: un personnage secondaire est bien fusillé dans la rue par un militaire, mais le fait est seulement évoqué au cours d’une conversation poignante. Contrairement à bien des séries traitant de cette époque, aucun suspense n’est bâti autour des actions périlleuses contre l’occupant. Celui-ci semble susciter surtout une certaine perplexité: Ainsi, lorsqu’un officier SS s’invite à la table des Varnæs, Elisabeth s’étonne que cette irruption semble naturelle pour lui, qu’il ne comprenne pas qu’il n’est pas le bienvenu chez eux. Quand la fille de Mads se fiance avec le descendant d’un grand industriel, membre d’une association germano-danoise collaborationniste, les réticences de ses parents restent mesurées. Malgré les pénuries de denrées et de carburant, les bons alimentaires imposés, l’envahisseur est source d’incrédulité plus que de révolte.

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Globalement, Matador apporte beaucoup de soin à la reconstitution de l’époque: les automobiles vintage, les appareils de TSF (j’ai reconnu un Radiola similaire à celui entreposé dans le grenier de mes grands-parents), les musiques alors à la mode (où dominent les airs de foxtrot) participent à l’immersion du téléspectateur, tout comme des documents sonores (par exemple la déclaration émue de l’entrée en guerre du Danemark, les messages codés de la résistance, sans oublier une retransmission du fameux discours radiophonique du souverain bègue, George VI d’Angleterre, en septembre 1939, sujet du film Le discours d’un roi) et visuels (comme un reportage des actualités saluant les tristement célèbres accords de Munich).

Un passage amusant montre les différents protagonistes faisant des assouplissements à leurs domiciles respectifs, à l’écoute de la TSF, un programme diffusant les leçons du gymnaste Niels Bukh (avant que celui-ci ne devienne impopulaire en prêtant allégeance au national-socialisme). Tandis que certaines scènes illustrent les traditions scandinaves (comme danser une ronde autour du sapin lors du réveillon de Noël), d’autres sont révélatrices des mentalités de l’époque, comme celle où une éducatrice, miss Ostengram, rend visite à Maude et lui indique le programme de son école de sciences domestiques, à destination des jeunes filles promises au rôle de femme au foyer: concours de repassage, d’épluchage de patates, épreuve de dépeçage de lapin (au cas où le mari serait un chasseur) et autres activités des plus incongrues. Le personnage, évidemment tourné en ridicule et caricaturé, s’inspire de quelqu’un ayant réellement existé, une connaissance de Lise Nørgaard.

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Matador est une production de premier plan, difficilement critiquable. Certes, le premier épisode, qui introduit nombre de protagonistes, est pour cette raison difficile à suivre. Certains personnages disparaissent en cours de route, soit que l’acteur est décédé (dans le cas d’un personnage très secondaire), soit à la suite d’un désaccord financier avec la production (ainsi, Schwann, l’employé snobinard du drapier, meurt subitement à la moitié des épisodes, sans nécessité dramatique). On peut préférer les deux dernières saisons, plus énergiques et intenses, mais globalement la qualité des épisodes est régulière. Probablement par manque de moyens financiers, les décors extérieurs sont plutôt rares et l’on ne quitte presque jamais la ville de Korsbæk. Cependant, l’intérêt principal de la série, la description amusée, sur un ton feutré, de la bourgeoisie provinciale danoise, ne souffre d’aucun défaut. Un classique à découvrir (mieux vaut tard que jamais) avec éventuellement des sous-titres en anglais (pas de version française à l’heure actuelle), en regrettant que la suite prévue n’ait jamais vu le jour: une seconde série, toujours écrite par Lise Nørgaard, à propos de l’évolution de cette petite communauté jusqu’au début des années 70 et qui, malgré le succès de Matador, n’a jamais été commandée par la chaîne DR. Raisons financières? Script jugé pas assez convaincant? Les voies de la télévision sont impénétrables…

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